Mardi 26 décembre, 1AM
Les contractions commencent tranquillement, doucement même, à se faire sentir. Une mini douleur, plutôt régulière, aux 4-5 minutes. Je commence à les noter dans mon application pour garder le fil. Le numéro de téléphone de l'hôpital est dans l'auto, les enfants sont couchés, je n'ai pas envie de partir le bal...
3:30
Je me rendors sur les douces contractions, sommeil léger mais tout de même, un sommeil!
6:00
J'ai toujours des contractions. Les enfants se lèvent, je les avise que bébé va sûrement sortir aujourd'hui et ils sont très contents et excités, Rafaël est un peu inquiet quand même. J'appelle l'hôpital qui me dit de "venir tout de suite!". Je prends quand même le temps d'appeller mes parents qui viennent prendre la relève, de prendre ma douche avec éponge anti bactérienne, pour la césarienne, et ma soeur vient me chercher direction hôpital.
10:00
On a le go de la chirurgienne, je serai opérée dans l'heure! Je suis un peu nerveuse, ça arrive un peu plus tôt que prévu! Jean-Philippe et Priscilla sont déjà dans la salle d'attente, arrivés presque en même temps que moi, je crois qu'ils sont un peu nerveux aussi!
11:00
Je rentre en salle de chirurgie, le théâtre. Tout le monde a son rôle, occupé à compter les éponges, préparer la paperasse, s'assurer que tous les instruments sont présents et en quantité suffisante. L'anesthésiste vient faire son travail, j'ai une rachidienne, ça ressemble à une épidurale sauf que le transfert de l'information est bloqué des deux côtés, donc je ne sens rien et en plus je ne peux plus bouger mes membres inférieurs. On me désinfecte le ventre jusqu'aux cuisses et le décompte de trois minutes commence où toute la salle se met en pause. Top chrono, trois minutes écoulées, ma soeur entre pour m'accompagner et les médecins et infirmières font leur travail.
12:10
Moins de quatre minutes s'écoulent et j'entends des petits cris, des petits pleurs enroués! Je pleure aussi, je dis "j'ai réussi, j'ai réussi!". Elle va sur le petit lit chauffant pendant qu'on la mesure de tous côtés, on la réemballe, on me la présente et elle s'en va en salle de réveil pour rencontrer enfin ses parents. Toute petite fille de 5lbs10 mais bien en santé.
Moi on me recouds, tout en profitant de l'occasion pour faire la ligature des trompes. On me roule vers la salle de réveil où je vais rejoindre la petite Victoria victorieuse et ses parents, tout émus. Elle est couchée sur son papa, tranquille et éveillée. Les infirmières nous ont permis d'être tous présents en salle de réveil alors qu'habituellement c'est seulement un accompagnateur à la fois. Jean-Philippe est tout remué, il n'en croit pas ses yeux. Priscilla est heureuse, semble en paix avec ce qui arrive enfin! Premier allaitement, la petite réussit à boire au sein.
Les deux jours qui suivent sont identiques à tout début de vie pour un bébé qui naît à l'hôpital. La valse des infirmières, les boires "forcés" aux trois heures pour qu'elle reprenne du poids, les prises de sang, des signes vitaux, des médicaments... La césarienne étant une opération majeure, elle nécessite un suivi très serré. De mon côté, la douleur post opération est quand même assez grande, on croit que c'est due en majeure partie à la ligature.
La petite chambre accueille habituellement une famille. Parfois, je faisais partie de cette petite bulle, parfois non. J'allaitais aux 3h, ils complétaient avec de la formule, autant pour l'habituer au biberon que pour l'aider à manger plus. Les deux nuits ont été très coupées, entre les boires, les prises de pression, les petits pleurs à consoler. De jour, on a eu quelques visites, la famille, les amis, le copain.
Côté émotion, je ne savais pas comment j'allais me sentir après l'accouchement. Vidée et seule ou contente de retrouver mon corps? En fait j'ai plutôt un sentiment de devoir accompli. Cette aventure se termine pour moi et commence pour Jean-Philippe, Priscilla et Victoria. Je passe le flambeau, je n'ai plus rien à faire, sauf de tirer mon lait quelques semaines et d'être une marraine exemplaire pour le reste de mes jours! Je me sens bien, zen, en paix. Je sens que j'ai fait la bonne chose, même si ce n'était pas toujours facile. Gros projet, en effet. Le faire tout court est un gros projet. Le faire en étant célibataire en rajoute un peu plus. Je ne regrette en rien ma décision et si je devais revenir dans le temps et reprendre cette même décision, je le ferais. Mais ce sera ma seule et unique aventure comme mère porteuse. J'ai donné, je suis contente de l'avoir fait mais c'est terminé pour moi!
Les contractions commencent tranquillement, doucement même, à se faire sentir. Une mini douleur, plutôt régulière, aux 4-5 minutes. Je commence à les noter dans mon application pour garder le fil. Le numéro de téléphone de l'hôpital est dans l'auto, les enfants sont couchés, je n'ai pas envie de partir le bal...
3:30
Je me rendors sur les douces contractions, sommeil léger mais tout de même, un sommeil!
6:00
J'ai toujours des contractions. Les enfants se lèvent, je les avise que bébé va sûrement sortir aujourd'hui et ils sont très contents et excités, Rafaël est un peu inquiet quand même. J'appelle l'hôpital qui me dit de "venir tout de suite!". Je prends quand même le temps d'appeller mes parents qui viennent prendre la relève, de prendre ma douche avec éponge anti bactérienne, pour la césarienne, et ma soeur vient me chercher direction hôpital.
10:00
On a le go de la chirurgienne, je serai opérée dans l'heure! Je suis un peu nerveuse, ça arrive un peu plus tôt que prévu! Jean-Philippe et Priscilla sont déjà dans la salle d'attente, arrivés presque en même temps que moi, je crois qu'ils sont un peu nerveux aussi!
11:00
Je rentre en salle de chirurgie, le théâtre. Tout le monde a son rôle, occupé à compter les éponges, préparer la paperasse, s'assurer que tous les instruments sont présents et en quantité suffisante. L'anesthésiste vient faire son travail, j'ai une rachidienne, ça ressemble à une épidurale sauf que le transfert de l'information est bloqué des deux côtés, donc je ne sens rien et en plus je ne peux plus bouger mes membres inférieurs. On me désinfecte le ventre jusqu'aux cuisses et le décompte de trois minutes commence où toute la salle se met en pause. Top chrono, trois minutes écoulées, ma soeur entre pour m'accompagner et les médecins et infirmières font leur travail.
12:10
Moins de quatre minutes s'écoulent et j'entends des petits cris, des petits pleurs enroués! Je pleure aussi, je dis "j'ai réussi, j'ai réussi!". Elle va sur le petit lit chauffant pendant qu'on la mesure de tous côtés, on la réemballe, on me la présente et elle s'en va en salle de réveil pour rencontrer enfin ses parents. Toute petite fille de 5lbs10 mais bien en santé.
Moi on me recouds, tout en profitant de l'occasion pour faire la ligature des trompes. On me roule vers la salle de réveil où je vais rejoindre la petite Victoria victorieuse et ses parents, tout émus. Elle est couchée sur son papa, tranquille et éveillée. Les infirmières nous ont permis d'être tous présents en salle de réveil alors qu'habituellement c'est seulement un accompagnateur à la fois. Jean-Philippe est tout remué, il n'en croit pas ses yeux. Priscilla est heureuse, semble en paix avec ce qui arrive enfin! Premier allaitement, la petite réussit à boire au sein.
Les deux jours qui suivent sont identiques à tout début de vie pour un bébé qui naît à l'hôpital. La valse des infirmières, les boires "forcés" aux trois heures pour qu'elle reprenne du poids, les prises de sang, des signes vitaux, des médicaments... La césarienne étant une opération majeure, elle nécessite un suivi très serré. De mon côté, la douleur post opération est quand même assez grande, on croit que c'est due en majeure partie à la ligature.
La petite chambre accueille habituellement une famille. Parfois, je faisais partie de cette petite bulle, parfois non. J'allaitais aux 3h, ils complétaient avec de la formule, autant pour l'habituer au biberon que pour l'aider à manger plus. Les deux nuits ont été très coupées, entre les boires, les prises de pression, les petits pleurs à consoler. De jour, on a eu quelques visites, la famille, les amis, le copain.
Côté émotion, je ne savais pas comment j'allais me sentir après l'accouchement. Vidée et seule ou contente de retrouver mon corps? En fait j'ai plutôt un sentiment de devoir accompli. Cette aventure se termine pour moi et commence pour Jean-Philippe, Priscilla et Victoria. Je passe le flambeau, je n'ai plus rien à faire, sauf de tirer mon lait quelques semaines et d'être une marraine exemplaire pour le reste de mes jours! Je me sens bien, zen, en paix. Je sens que j'ai fait la bonne chose, même si ce n'était pas toujours facile. Gros projet, en effet. Le faire tout court est un gros projet. Le faire en étant célibataire en rajoute un peu plus. Je ne regrette en rien ma décision et si je devais revenir dans le temps et reprendre cette même décision, je le ferais. Mais ce sera ma seule et unique aventure comme mère porteuse. J'ai donné, je suis contente de l'avoir fait mais c'est terminé pour moi!
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